Réforme du statut du « bailleur privé » : un nouveau souffle pour l’investissement locatif en 2026

Face à une crise du logement sans précédent, marquée par un effondrement de la production de logements locatifs, le législateur a franchi une étape majeure. En juin 2026, l'Assemblée nationale a adopté la réforme du **statut du bailleur privé**, une mesure phare destinée à redonner confiance aux investisseurs et à favoriser le retour des logements sur le marché locatif.

Réforme du statut du « bailleur privé » : un nouveau souffle pour l’investissement locatif en 2026

Face à une crise du logement sans précédent, marquée par un effondrement de la production de logements locatifs, le législateur a franchi une étape majeure. En juin 2026, l'Assemblée nationale a adopté la réforme du statut du bailleur privé, une mesure phare destinée à redonner confiance aux investisseurs et à favoriser le retour des logements sur le marché locatif.

Également connu sous le nom de dispositif « Jeanbrun » (du nom du ministre de la Ville et du Logement), ce nouveau cadre fiscal vise à faire de l'immobilier un levier « gagnant pour tous » : propriétaires, locataires et environnement.

Un avantage fiscal puissant et stabilisé

Au cœur de cette réforme se trouve un mécanisme d'amortissement fiscal attractif pour les investissements dans le neuf et l'ancien. Le texte prévoit des taux d'amortissement progressifs selon le type de loyer pratiqué :

  • 3,5 % par an pour un logement neuf à loyer intermédiaire.
  • 4,5 % par an pour un logement social.
  • 5,5 % par an pour un logement très social.

Cet avantage est toutefois encadré : il s'applique dans la limite de 80 % de la valeur du bien et est plafonné à 8 000 € par an pour un maximum de deux logements.

Pour les investisseurs les plus engagés, un amendement porté par le Sénat propose même un amortissement forfaitaire de 5 % par an, couplé à un bonus pouvant aller jusqu'à 2 % pour les loyers abordables. De plus, le plafond d'imputation du déficit foncier sur le revenu global pourrait être doublé, passant de 10 700 € à 21 400 €.

Une ouverture inédite vers l’ancien et les maisons individuelles

L'une des grandes nouveautés de ce statut réside dans son assouplissement pour coller aux réalités du parc immobilier français. Contrairement à d'anciens dispositifs souvent restreints aux appartements neufs, la réforme prévoit :

  • L'élargissement aux maisons individuelles anciennes, permettant ainsi de mobiliser davantage de biens dans les territoires.
  • Un assouplissement des critères de rénovation énergétique, afin de ne pas décourager les propriétaires face à des normes parfois trop rigides.
  • Une simplification globale des démarches pour accéder aux avantages fiscaux.

Faciliter les travaux et la transition écologique

Conscient que le coût et la complexité des travaux sont des freins majeurs, le gouvernement a intégré des mesures pragmatiques pour accélérer la rénovation du parc existant.

Le texte facilite le regroupement d'artisans sur un même chantier, simplifiant ainsi la coordination pour le propriétaire et réduisant les délais d'intervention.

Par ailleurs, les copropriétés bénéficieront d'outils de financement plus souples pour engager des travaux d'amélioration thermique et lutter contre les « passoires thermiques ».

Pourquoi investir maintenant ?

Ce dispositif est présenté comme un moteur pour l'économie et l'emploi, tout en répondant à un impératif de justice sociale. En investissant sous ce nouveau statut, vous bénéficiez d'un cadre fiscal stable tout en valorisant votre patrimoine immobilier grâce à la rénovation énergétique.

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Sources : Public Sénat (décembre 2025), Flash Immo (juin 2026), Ministère de la Transition écologique (octobre 2025).